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L'attachement et le décès d'un lapin
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MessageMessage posté...: 16 Déc 2017, 02:25 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 15 Juil 2014
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Bonsoir tout le monde ! :)

(Rassurez-vous, Jun va bien haha)

J'ai envie/besoin d'aborder avec vous ce soir un sujet un peu délicat, vous l'aurez compris, il s'agit du départ de nos petits compagnons. Je donne la couleur tout de suite car c'est un sujet très douloureux pour beaucoup, ça vous évitera donc de lire tout le post si vous ne vous en sentez pas le courage :)
[Si vous êtes sensibles au sujet du décès en règle générale, je vous conseille de ne pas lire la suite]


Je vais raconter un peu ma vie, mais j'ai besoin, je crois, de parler de mes angoisses avec des amis des lapins, je pense que vous êtes les seules à pouvoir m'apporter des réponses ^^

Ma question est toute simple : pour ceux ayant déjà vécu le décès d'un lapin avec qui vous aviez une relation très particulière, comment anticiper et se remettre du départ de son animal ?

Pour planter le décors mais faire assez bref, je n'ai que 21ans mais depuis toute gamine j'ai une angoisse attroce de la mort. Je ne saurais l'expliquer, ça a une dimension très importante chez moi plus que chez beaucoup d'autres, et j'ai souvent un mal fou à comprendre et accepter ces choses là.
Il faut dire que j'ai eu en 21ans de temps une telle quantité de décès autour de moi que je devrais en être "vaccinée", et en fait c'est de pire en pire ! (pour vous donner une vague idée, uniquement dans le cercle familial et amical, de tête j'en arrive à plus de 30 personnes disparues, et beaucoup de morts violentes : accidents de la route, accidents cardiaques chez des personnes jeunes, et même assassinats... Hormis mes grands parents, toutes les autres personnes avaient moins de 50ans lorsqu'ils sont partis, et beaucoup étaient dans la petite 20aine).

Bref, venons en aux faits ! Jun est mon tout premier animal de compagnie, j'avais un chien étant enfant et il est parti vers mes 6ans, j'en ai pleuré pendant plusieurs années.
Jun m'a été offert par mes parents, plus exactement par mon père (car ma mère n'était pas trop d'accord) en Juillet 2014. Mon père est décédé un mois seulement après. Je sais qu'il n'est pas sain du tout de voir les choses comme telles, mais Jun est le dernier cadeau que m'a offert mon père, et sans doute le plus beau cadeau de tous, avant de me quitter. Je pense donc avoir un attachement vraiment particulier à lui, plus je pense que s'il était arrivé auprès de moi dans un contexte "classique".

Alors voilà, Jun a 3ans et demi, ce n'est pas vieux me direz-vous mais le temps passe.. (ça peut sembler prématuré et complètement mazo d'y penser déjà, mais je suis comme ça. Pour verser dans le très cash, l'organisation de mes propres funérailles est déjà sur papier depuis plusieurs années, et j'ai pourtant bonne intention de vivre le plus longtemps possible, mais je suis comme ça, ça me travaille !).
Donc je ne peux m'empêcher de réfléchir à ce jour qui tôt ou tard arrivera. Je n'ai aucune idée de la façon dont je vais réussir à gérer ça. J'imagine que ce sera un cataclisme dans ma vie, maintenant que vous connaissez le contexte je pense que le lien est simple à faire : le voir partir sera comme le perdre lui, et ce qu'il reste de mon père avec (je n'ai toujours pas réussi à accepter, encore moins à commencer un deuil). Ce sera donc une sorte de double deuil à faire, ultra violent je pense. (j'ai un assez bon recul sur moi-même, je suis parfaitement consciente de tout ça même si ça peut sembler bizarre à énoncer).

De votre côté, comment avez-vous réussi à gérer le départ de vos compagnons, qui plus est lorsqu'un lien très fort était en place, et lorsqu'il y avait de votre côté un attachement presque irrationnel pour cette petite boule de poils ? J'imagine ne pas être la seule à devoir passer par là un jour, j'ai donc au fond de moi l'espoir que quelqu'un ici ait une recette miracle pour anticiper tout ça !! :)
Je préfère anticiper et espérer gérer un peu mieux les choses le jour venu, donc tous vos conseils sont précieux pour moi, à tous les niveaux (au niveau psychologique comme au niveau "organisationnel" (rapport avec les objets lui ayant appartenu, que faire du petit corps etc.))

Désolée si ce sujet peut choquer certain.e.s ou en blesser d'autres, de mon côté j'aborde ces choses là avec un certain détachement tant que je n'y suis pas confrontée dans l'instant, ce qui me permet du coup d'en parler en avance avec une certaine philosophie, un certain détachement, qui je le sais n'est pas propre à tous. :)






(PS : ne vous en faites pas concernant ma relation avec Jun, étant consciente du "symbole" que je place en lui j'essaye depuis le début de me détacher de ça pour ne pas voir en lui autre chose que sa "simple" place d'animal au sein de ma famille. Pour moi il représente énormément mais je m'efforce de ne pas lui donner plus de "responsabilités" qu'à n'importe quel animal qui aurait pu vivre chez moi. En somme je fais tout mon possible pour garder un lien sain et équilibré avec lui, indépendament du contexte de son arrivée et de ce qu'il représente au delà de sa place d'animal ^^ je ne sais pas si je suis très claire mais je me comprends, n'hésitez pas à me faire rééexpliquer si ce n'est pas clair, car je trouve que c'est très important de le mentionner^^)


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 16 Déc 2017, 10:28 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 3 Mai 2017
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Bonjour Léa, ton post me parle et me touche, même si mon parcours de vie est totalement différent, un parce que j'ai l'âge d'être ta maman, et que ma fille qui a seulement 2 ans de moins que toi, a été confrontée à une mort subite qui l'a transformée, et deux parce que j'ai perdu mon premier lapin en mars 2017, ma 1ère lapine, Poupougne. Je n'ai malheureusement pas le temps pour l'instant de te répondre longuement, mais je m'engage à le faire rapidement, pour te faire partager mon ressenti par rapport à ton témoignage et tes questionnements.


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 16 Déc 2017, 13:55 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 15 Juil 2014
Messages: 1456
Merci pour ta réponse Valoue :) Je me souviens de Poupougne, enfin je ne l'ai pas connue sur le forum, mais tu nous en a parlé plusieurs fois :)
J'attends donc ton message quand tu auras le temps, et surtout l'envie car je comprends qu'il peut être très difficile de reparler de ces choses là, ça remue beaucoup de souvenirs.


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 16 Déc 2017, 16:02 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 8 Mar 2017
Messages: 327
Ton récit est très touchant Léa, et ça m'a fait beaucoup de peine pour toi de lire tous les malheurs qui te sont déjà arrivés.

Je ne peux pas te faire partager mon expérience par rapport à la perte d'un animal, mais je peux te faire partager certaines expériences par rapport à la mort d'un proche et par rapport aux événements terribles en général.
Ma réponse risque de ne pas te satisfaire, mais la principale chose que je voulais te dire, c'est que malheureusement tu ne peux pas te préparer à ce genre d’événements. Anticiper la chose paraît rassurant mais c'est tout simplement inutile, et tu ne peux pas prévoir tes réactions, tes sentiments et ton ressenti à ce moment là. Au contraire, anticiper va simplement te rendre malheureuse et/ou inquiète à l'avance, et finalement ça ne t'aidera pas au moment venu.

L'être humain est bien plus fort que ce qu'il ne pense. Et crois moi, avec tout ce que tu as déjà traversé, tu dois être bien plus forte, plus solide et plus courageuse que la moyenne des gens adultes de 40 ans passés. Ce sera une épreuve terrible, et tu seras profondément triste, mais tu t'en sortiras encore plus forte j'en suis persuadée. Peut-être même que justement, la perte de Jun t'aidera à faire le deuil de ton papa (bien que je ne peux qu'imaginer à quel point cela doit être difficile au quotidien).

Mais mon conseil reste donc le suivant : profite de chaque instant avec Jun (surtout que tu en as peut-être pour encore 7 ou 8 ans avec lui !), ne pense pas à la fin car de toutes manières quand ça arrivera, tu ne pourras pas te protéger ni minimiser ton chagrin. Tu devras simplement laisser le temps et ta force panser tes blessures.

Après certains te donneront peut-être des conseils "techniques" sur comment gérer la mort de ton lapin au moment venu mais je pense que chacun réagit différemment face au décès et que les techniques des uns n'iront pas forcément pour d'autres.

Mais fais toi confiance, tu es une personne très mature et très forte pour ton âge. Tu réussiras à surmonter n'importe quelle épreuve, ne te sous-estimes pas !


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 16 Déc 2017, 17:27 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 15 Juil 2014
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Merci beaucoup pour cette réponse très bienveillante :)

En effet je suis une personne assez "forte", je dirais même que malgré tout ce qui a pu m'arriver durant ma courte vie je suis une personne très heureuse car j'ai appris à voir les choses sous un angle différent, à prendre le bon quoi qu'il arrive et laisser le mauvais de côté. Tout ça a développé chez moi une philosophie de vie très particulière et bizarrement, m'a rendu plus forte et plus heureuse.

Malgré tout j'appréhende beaucoup le départ de Jun, ce que je vais dire va sembler horrible peut-être, mais dans mon entourage proche il y a encore quelques personnes âgées qui partiront ces prochaines années, et j'appréhende beaucoup moins les concernant. Je pense que c'est lié au fait que j'ai appris à gérer le départ d'un être humain, mais pas du tout celui d'un animal, je ne l'ai jamais vraiment vécu.

Je pense que tu as vraiment raison lorsque tu dis qu'il vaut mieux ne pas y penser, et que l'on est jamais préparé. Actuellement Jun est en bonne santé donc je ne m'inquiète pas, mais il est vrai qu'en début d'année lorsqu'il a été très malade j'étais devastée car je n'arrivais plus à le voir "en vie", je pensais sans cesse à sa mort : quand cela arrivera-t-il ? Comment réagir pour essayer de le sauver ? Que faire de son corps ? Dès que je le voyais, ce sont ces questions qui me tournaient en tête, je n'arrivais plus à m'occuper de lui comme s'il était complètement vivant...
Et pourtant il a survécu et est maintenant en pleine forme ! Mais sur l'instant la question de son départ m'obcedait, je n'en dormais que peu la nuit car j'avais l'oreille concentrée sur ses bruits, uniquement pour guetter s'il lui arrivait quelque chose et pouvoir me rendre très vite auprès de lui.
Heureusement maintenant il va bien, et je n'y pense plus du tout quand je suis avec lui, j'arrive sans problème à profiter du temps que l'on a ensemble sans jamais que la question de son départ entre en jeu. On passe de supers moments et c'est pour l'heure tout ce qui compte lorsque je suis avec lui^^

Je pense malheureusement que je suis fondamentalement "comme ça", la mort est vraiment malgré moi un sujet central de ma vie, une source permanente de questionnements et d'appréhensions, j'arrive pas à ne pas y penser. Il faudrait que j'arrive à faire un gros travail sur moi, mais je pense que mon esprit résonne ainsi pour se "blinder" : quand la mort arrive et qu'on ne l'attend pas c'est un tel choc (c'est ce que j'ai vécu avec mon papa) que peut-être l'anticiper permet-il de s'en protéger ne serais-ce qu'un peu.

Concernant le deuil de mon père, je pense en effet que son départ m'y aidera. J'ai un rapport un peu bizarre avec le décès de mon papa, un peu comme si je m'étais construite une tonne de barrières : je "sais" qu'il n'est plus là, et pourtant je ne le réalise toujours pas (ça fait plus de 3ans), je ne pleure pas vraiment, je ne suis pas vraiment triste, car je n'arrive pas à être pleinement consciente de son absence, un peu comme s'il allait revenir n'importe quand, je refuse d'admettre pleinement les choses et je pense que je me protège ainsi. Donc il est très probable que le départ de Jun brise un peu les barrières que je me suis mises à moi-même et fragilise tout ça, peut-être que c'est seulement ce jour là que j'arriverais à comprendre le départ de mon père, quelque part je l'espère car je suis parfaitement consciente que mon deuil n'est pas du tout fait. ^^


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 08:21 
Grand maître Lapinous
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Je trouve ton questionnement très censé et pas du tout à côté de la plaque.
Parler de la mort est du deuil est un sujet très tabou, peut être un peu moins pour des animaux et portant, pour bon nombre de gardien d'animal, c'est vécu comme un drâme.

De par ma passion je suis hélas pas mal confronté à la mot de mes compagnons de vie animal et suis aussi trop souvent confronté à leur accompagnement jusqu'à la mort, sans l'aide d'un véto pour X ou Y raisons, du genre il est minuit, un wend et les véto me disent : "revenez demain". Je précise que je ne laisse souffrir aucun animal, que même quand je ne peux pas aller chez le véto, je donne de la morphine quand je sais que c'est la fin et qu'il n'y a aucun recourt poru échaper à la mort. Au moins, l'animal ne souffre pas ou ses souffrances sont minimisées au maximum de ce que je peux faire.
Lors d'un décès qui m'a particulièrmeent boulverser et pensant n'avoir pas fait ce qu'il fallait en accompagnant mon petit compagnon (Pépette), je suis tombé sur un texte qui m'a énormément aidé à prendre du recul quand je dois accompgner un animal lors de ses dernier instant, qui m'aide bc à trouver le bon positionnement à ce moment là. J'ai pu hélas l'expérimenté plusieurs fois depuis la lecture de ce texte cet été et depuis, je suis moins expressive voir moins triste quansd j'accompagne l'animal, j'arrive à géer et à ne pas pleurer ou peu.
Je précise que je ne suis pas croyante, je suis athée, mais pa smal spirituelle quand même.
Voci un lien vers ce texte : http://communication-animale-mathilda.over-blog.com/article-le-depart-de-nos-compagnons-animaux-102512428.html


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 11:51 
Grand maître Lapinous
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Messages: 632
Je suis très touchée par tous ces deuils que tu as vécu Lea. Quel chemin douloureux mais qui t'a conduite à savoir aimer la vie et augmenter ton capital bonheur.
Je trouve que le lien d'Equifeel est extraordinaire et devrait vraiment t'aider.


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 19:14 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 15 Juil 2014
Messages: 1456
Merci beaucoup pour ce partage Equifeel, j'aime beaucoup le raisonnement de cet écrit, je le trouve très apaisant et rassurant. Merci à toi, je vais le garder précieusement :) j'espère que celui-ci peut t'aider, je sais malheureusement combien tu es parfois confrontée à des cas difficiles et malheureusement à de nombreux départs (grande famille animale oblige !).

Je suis moi-même athée également mais pourtant très spirituelle, donc ce texte fait écho en moi. Comme tu le dis le décès est un sujet très tabou, mais pour moi ça ne l'est pas. C'est pour cette raison que j'ai raconté une partie de ma vie dans mon message, car cela explique et permet de comprendre mon rapport à la mort : je l'appréhende beaucoup car je l'ai beaucoup vécu et dans des circonstances très difficiles (ce n'est jamais simple de perdre quelqu'un, mais les morts violentes et chez des jeunes personnes et d'autant plus dur je pense), mais je n'hésite jamais à en parler car c'est un sujet central de la vie je trouve. Et le fait de rendre ce sujet tabou peut aussi créer quelques soucis par la suite, donc je n'ai pas envie de ça à nouveau. Lors du décès de mon papa par exemple (qui n'était pas "anticipé", il était malade mais son état de santé s'est dégradé extrèmement vite. Je l'ai quitté une semaine pour partir en vacances et il allait bien, à mon retour il était déjà dans le coma et est parti 3 jours après), lorsqu'il nous a quitté nous étions ma mère et moi totalement démunies car nous n'avions jamais abordé ce sujet avec lui, nous ne savions pas quel était son rapport à tout ça, s'il avait été conscient qu'il allait partir, s'il le "savait", et n'avions aucune idée non plus notamment de la façon dont il aurait aimé que se déroulent ses funérailles (Enterrement/crémation? Cérémonie religieuse ? Avec qui ? Comment ?).

C'est pour toutes ces raisons que je me pose des questions pour Jun, anticiper permet aussi de réduire la charge mentale liée à "l'organisationnel" à l'instant T et à tous les questionnements qu'on peut qualifier de "parasites". J'ai vécu lors de plusieurs décès dans mon entourage des "signes", parfois très très flagrants et indéniables, donc je crois à 200% à tout ce qui touche au spirituel, au détachement de l'âme, à la "vie" après la mort etc. Je suppose que pour les animaux il en est de même. Je me suis beaucoup renseignée au sujet du décès des humains, mais jamais au sujet des animaux donc ton texte me parle beaucoup et me conforte aussi dans l'idée que les humains et les animaux suivent à peu près le même chemin :)


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 19:53 
Grand maître Lapinous
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Messages: 395
Très touchant cette discussion.
Je ne suis pas d'accord avec le texte d'Equifeel. Que d'anthropomorphisme... on aimerait que nos bêtes décédées aient une âme ou se réincarne, ou envoient des signes... je n'y crois pas du tout! ça ne sert à rien de se voiler la face. L'animal est mort, il n'est plus là, ni son corps ni rien ne reste avec nous. C'est dur, mais c'est comme ça, le cycle de la vie.
Après je suis croyante, je pense qu'il y a une vie après la mort, cela m'aide quand même dans mon rapport à la mort en général.
Mais cela reste compliqué. La mort c'est l'inconnu, la séparation d'avec les vivants.
Léa, je ne suis pas sûre qu'on puisse te donner des conseils.
Je dirais que ce qui aide à rebondir c'est notre entourage; des amis bienveillants, une famille proche... en bref l'amour de manière générale.
Continuer d'aimer: d'autres animaux, d'autres humains. Qui ne remplaceront jamais le décédé, mais qui nous entourent et avec qui on crée des liens forts.

_________________
Cachou et Pablo, mère et fils.
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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 21:13 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 20 Mai 2015
Messages: 3975
dans ce texte que j'ai mis, on y prend et laiss ce qu'on veut.

Je sais que personnellement ca m'a bc aidé à me poser et à être effectivmetn dans cet état de calme et d'apaisement quand je dois accompagner un animal dans son décès.
Ca m'a fais prendre conscience qu'il ne faut pas pleurer et pleurer, dire pourquoi ca et avoir des paroles apaisantes et réconfortantes, pour que l'animal puisse partir sereinement.
J'ai été plusieurs fois confronter à ce genre d edépart que j'ai du gérrer seule, chez moi (ou en voiture direction le véto).
Je m'en moque d esavoir s'il y a ue lumière blnch qui l'attire, s'il doit monter ou pas ou tout autre image figuratif. Je dis juste à l'animal que s'il ne souhaite, s'il ne ressent il peut arrêter ici, que je suis prête, qu'il n'a pas à lutter pour rester auprès d emoi. Qu'il en comprenne un traite mot ou pas, je m'ne moque. Je pense que l'animal peut ressentir ce qu'on dit. Pas comprendre le sens, non il parle pas français, mais je pense qu'il est apte à ressentir l'intonation, notre état d'esprit, nos vibrations.
J'ai pu voir la diférrence de réaction entre un lapin qu"on accompagne dans le calme en restant sereine et en maitrisant ses émotions et le avant que j'ai lu ce texte et que je caressais l'animal en pleurant et en disant des pourquoi et des pas maintenant etc.

Les animaux peuvent sentir la mort, c'est prouvé scientifiquemeent. Je savais par ex que les mouches repéraient à unanimal qui allait mourrir : je les vu de mes yeux cette été avec le décès de ma poule Lily : alors qu'elle allait bien, mangeait, était avec els autes, elle a eu des mocuhes auour d'elles (aucune plaie ni rien, je les inspecté sous toute les coutures), le lendemain un niage d emoche : j'ai comprsi qu'elle allait partir, le lendemain, je l'accompagnais au véto poru une euthanasie car elle était titubante, signe neuro...
Avec un lapin : avant d emourrir, il s'es tmis à part du groupe; Il mangeait, fesait sa toilette, vivait normalement à part que les autres fesait comme s'il n'était plus là et le fuyaient quand ils le croisait (il est décédé le lendemain en voiture pour aller au véto).

Je m'en moque d esavoir si ca a un effet scientifique, placebo ou pas, je sais juste que ce texte m'aide et en le mettant ici, je me suis dis qu'il pouvait en aidé d'autre.
Pour le reste du texte, à chacun d efair een focntion de ses choix, sprirutualité ou croyance. Je ne rentrerais pas ici dans les détails de ce que je vis et fais.


Pour revenir ce que tu viens d'écrire, Léa, je comprends que tu agisses ainsi. On se blinde comme on peut et la vie nous forge pafffois, souvent, à grand coup de claques. Le départ d'un jeune, oui, c'est plus dur, ce n'est pas dans la logique des choses, de la vie. Ca arrive, mais on n'y est pa spréparer. Perdre un ainé, c'est différent, c'est dans l'oddre des choses d'enterrer ses grands parent, grand oncle. Ca n'évite pas la peine poru eux aussi, bien sûre. Un parent, c'est différent, et les perdre qaudn on est soi même jeune, c'est très dur.
Je pense souvent à la mort, notament de mes parents (j'ai 34 ans). Ma mère n'est pas en grande forme et je me dis qu'elle ne sera peut être pas auprès d emoi pendant si lg qu'on peut l'espérer. Ca m'aide d'y pense rmême si, le jour j, je ne serai évidement pas prête.

Je pense aussi à ma propre mort, notament le fait que je sois célibataire, qu'en seratil de mes animaux (ma famille n'aime pas les animaux) et mêem si je susi jeune et en bonne santé, des fois, je me dis qu'il serait utile que je fasse un testament?


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 22:14 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 11 Oct 2017
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Bonsoir,

J'avoue que je me suis aussi posé la question, mais c'était sur un autre point. Comment avez vous gérer l'enterrement de l'animal(ou incinération).
Il faut passer par un organisme?
quelqu'un pourrait m'éclairer?

J'avoue Lea ta question n'est vraiment pas bête. Il faut penser à tout pour nos lapins et cela en fait partie.

Tu vois je suis née le même jour que ma chatte, elle se nommait choupette, elle avait 16,5ans.
Je la considéré comme ma maman chat car elle m'a appris beaucoup beaucoup de choses.
Et désormais j'ai 24 ans et j'avoue que elle ne me quitte pas, je pense beaucoup à elle.

La chose qui pour moi m'a permis de relativisé fut de chanter et de dessiner. Mettre des images et laisser les mots sortir m'ont permis de pouvoir lui dire aurevoir et de. Ne pas avoir peur de dessiner son histoire de sa vie et sa mort, en regardant tout ce que l'on a partagé c'est surtout la vie que je me rappel, notre vie que son moment de mort, car j'ai pu le retranscrire et sourire sur mes souvenirs.

Je suis quelqu'un d'assez ouverte spirituellement, je crois en la réincarnation. Pour moi, je pense qu'elle vit en moi, car notre lien était puissant et bordé partage.

Voilà comment j'ai pu lui dire aurevoir et d'être apaisées quand je pense à elle aujourd'hui
:ange

_________________
«On ne peut voir la lumière sans l'ombre, on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans la folie.»


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 17 Déc 2017, 22:45 
Grand maître Lapinous
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Inscription: 15 Juil 2014
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Panpan (oups, j'avais oublié de te répondre^^) : En effet ce lien va beaucoup m'aider :) et tu as raison par rapport à mon parcours, ça peut sembler horrible à dire pour une personne qui n'a pas le même vécu, mais à titre personnel plus j'ai vécu de deuils, plus j'ai été heureuse. Et pourtant, étant plus jeune j'étais très entourée, j'avais tout : des amis, de l'argent, des loisirs, tout ce que je voulais était sous mon nez, et je broyais sans cesse du noir. Désormais je n'ai plus grand chose, il me reste très peu de famille, mes amis m'ont tournés le dos suite au décès de mon papa (ce n'étaient pas de vrais amis mais je l'ai compris trop tard...), je n'ai pas un rond, et pourtant : je n'ai jamais été aussi heureuse :) car les moments les plus difficiles de ma vie m'ont aidé à relativiser et changer de regard sur les choses : la vie est bien trop courte pour s'encombrer de pensées négatives, de contraintes...alors qu'il y a tant de belles choses à voir, à savourer !! Ca semble très niais mais rien que le bruit de la pluie sur les fenêtres ou le soleil qui se lève m'émerveille, les choses les plus simples de la vie passent souvent innaperçu mais lorsqu'on y prête attention elles sont si belles ! Toujours voir le meilleur, ne pas accorder d'importance au pire, et juste être heureuse d'être là, c'est ce à quoi se résume désormais ma vie et j'en profite pleinement tant que je peux ^^

Lapinouanne : Pour le coup, je ne suis vraiment pas d'accord avec toi. C'est une question de vécu, je suppose donc que tu n'as jamais subi de deuil ni reçu de signe de la part d'un défunt. Ce genre de choses peuvent être difficiles à concevoir pour une personne ne l'ayant pas vécu, mais lorsque tu te retrouves face à des signes évidents de présence "surnaturelle", c'est impossible de le nier, vraiment. Et là n'est pas question d'interpretation, j'ai une tonne d'annecdotes que j'ai vécues qui ne laissent aucune place au doute, où les signes sont clairs et où il est impossible de se voiler la face^^ plusieurs personnes dans mon entourage étaient comme toi et n'y croyaient pas du tout, puis ont vécu cex expériences et ont changé d'avis du tout au tout, ne pouvant pas nier l'évidence des choses qui se passaient devant leurs yeux ^^
Mais encore une fois, tant que tu ne l'as pas vécu il est tout à fait normal de douter, c'est la logique et la rationnalité de l'homme (et pourtant^^)

Equifeel : je pense vraiment que l'effet n'est pas placebo et que les animaux comprennent vraiment, et vivent bien mieux leur départ lorsqu'il se passe en douceur. Je sais que je parle beaucoup de mon papa ici, mais lorsque je suis rentrée de vacances il était dans le coma et les médecins estimaient sa survie à moins de 24h. Contre toute attente, il a tenu une journée, puis deux, toujours dans le coma. Le troisième jour j'ai décidé de me rendre seule à son chevet, par pudeur je l'ai fait très discrètement sans le dire à personne (dans ma famille, on en parle pas trop de sentiments), et je lui ai parlé. Notamment, je lui ai dit que j'avais hâte qu'il aille "mieux", qu'il soit apaisé. Je lui ai dit de ne pas s'en faire, je lui ai fait la promesse d'être heureuse, et je lui ai dit que je l'aimais (on ne se l'était jamais dit). Il est parti le soir-même. Comme s'il avait attendu, et qu'il avait entendu mon message malgré son coma. Je pense donc que nous ne sommes pas toujours en mesure de tout comprendre, mais je suis persuadée qu'il m'a entendue ce jour là, comme je suis persuadée que les animaux même s'ils ne nous comprennent pas verbalement ressentent nos intentions à leur égard :)

Tout à fait, la peine existe à travers n'importe quel décès mais à mon sens, le départ d'une personne âgée va dans le sens logique des choses, et on y est relativement préparé et ça en fait un moment moins brutal que chez un plus jeune.
Je pense que tu devrais mettre par écrit tes souhaits, bien entendu j'espère qu'il te reste des dizaines et des dizaines d'années à vivre, mais on ne sait pas de quoi est fait demain et ton entourage pourrait avoir tôt ou tard besoin de cette parole.
Me concernant je n'ai pas fait de réel testament, mais ma maman sait de quelle façon je souhaite que la cérémonie se déroule, tous mes souhaits à ce sujet sont mis par écrit, allant jusqu'aux chansons que je souhaite passer ce jour là. Pour la succession, tout reviendra de toute façon à ma mère et mon frère puisqu'ils sont ma seule famille. Je n'ai pas grand chose matériellement donc la question n'est pas capitale, j'espère partir après Jun et mes potentiels autres animaux mais si ce n'est pas le cas, j'ai pour l'instant du monde autour de moi qui en prendrait, je pense, soin. Si ce n'est pas ton cas, alors je pense que tu as vraiment raison d'y penser et d'essayer de mettre les choses en ordre dès aprésent. Comme je dis, on ne sait jamais de quoi est fait demain, j'ai vu des gens de tous âges partir en pleine santé en quelques minutes de temps. Je ne le souhaite bien entendu à personne et surtout pas à toi, mais dans le doute, il est mieux d'anticiper je trouve. Après, ce n'est que mon point de vue ^^

oStephanieo : je trouve ça très très beau ce que tu dis là :) c'est une très belle manière de soigner ses maux, l'art. Chanter et dessiner en son hommage, pour elle et pour toi, je trouve ça incroyablement touchant ! Tu as partagé de beaux et longs moment avec elle, nul doute qu'elle n'est désormais jamais très loin, vos parcours sont communs, vous avez fait vos vies l'une avec l'autre, comme des soeurs d'une autre espèce :) Je trouve en tout cas très émouvant ton récit, on y lit tout l'amour que tu lui portes :)


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 18 Déc 2017, 05:31 
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Que je te rejoins dans tes écrits, Léa.

Si j'ai mis ce texte, c'est que, même si je ne te connais pour l'instant que viia écranns, c'est que je saivais quil te ferait écho, on en avait déjà parlé ailleurs de ces possibilités en évocant la CA;

Après, je peux comprendre que des personnes n'y croivent pas du tout et que les signnes, elles ne les verront jamais.
Il me semble, mais je me trompe peut ête que dans bc d ereligion, la notion d'âme, de ressenti entre êtres, ce genre d echose, est réservé aux humains.
Je me souviens de discussions assez animées que j'avasi à ton âge avec un témoin de jéhova qui passait régulièremennt portée sa parole à notre porte. La nature, l'environnement, les animaux ne sont qu'au service de l'homme dans cette religion, des objets, uen simple ennveloppe chanelle sans a^me ni sentiment, uniquemetn des instincts.

Je n'ai pas eu d esigne d emes animaux à chacun des décès, faut être réceptif aussi, masi j'ne est eu des si évident. de la part d'humains aussi.
Ce que tu dis est bien juste, et je pense en effet que ton papa t'a attendu, attende que tu fasses ce cheminement intérieur pour venir le voir et partir.
Je comprends aussi que tu sois plus heureuse après ces nombreu décès que t as eu. on apprend l'essentiel du surperflu, à distingué les vraies valeurs de elels non nécessaire et à profiter des petits bonheur au quotidien.. Je vit très chichement je suis à la limite du seuil d epauvreté, mais ces petits bonheur, ils sotn accessibles à tous. Pas besoin de partir au ski ou à la mer poru se sentir bien et heureux même si ca peut aider sans doute. Voir son lapin faire le foufou, aller se promener 1h à pied à son rytme dnas la nature, que ca fait du bien et régénère (ou dessiner, ou écouter un bon morceau, ce qu'on aime).
Dans tes écris Léa, je perçoit pas mal d erésiliance. Pas poussé à l'extrème, et heuresement juste ce qui faut poru acepter que ce soit la vie, que ce soit comme ca, qu'on y puisse rien et qu'on avance.

Je n'ai pas de proches à qui parler de tout ca et à chaque départ d'un animal, je ne peux guère en parlé à qui que ce soit. J'ne parle à ma mère, qui est bien déolé pour moi, mais qui a conclue l'autres fois alors que je venais d'avoir 2 décès la même journée par son expression de conclusion d'une discussion qui est "parfait, parfait, parfait tout ca". C'est pas la prmeière fois qu'elle sort ca, je sais qu'elle est dépressive et que mes histoire d'animaux, elel s'en tape, je ne relève pas, je comprends alors qu'elle m'a écouté patienment car c'est ma maman mais qu'elle en a rien à faire de ce que je lui ai dis. Mon frère, c'est pire, onn a que peu d'échanges, rien en commun et il est à parié que quannnd ma mère partira, on ne se verra plus que par obligation. J'ai pas vraimennt d'autre famille, un oncle sa femme et es enfants quon voit uen fois par an.
Je suis solitaire, j'ai pas d'aie proche ni vraiment de copine. Une seule avec qui j'en parle, avec qui je parle de la mort car elle est dnas le même cas que moi : un peu plu jeune que moi, un parent malade qu'on accompgne comme on peut, des animaux à charge mêem si elle a moins d'attachemetn à ses animau que moi au mien, elle, c'est ses gagnes pain, des animaux de rente, à part sa chienne, mais c'est à l'image de ces chiens dans les fermes, rien à voir ave cla relation que j'ai avec la mienne. Je ne sais pas à quel poitn elle me comprend et peut m'aider dans le smoment de deuil.
Donc les proches poru surmonter une deuil, ca dépend de la personne


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 18 Déc 2017, 12:42 
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Je ne suis pas du tout religieuse, j'essaye de me renseigner un peu à leur sujet mais j'en connais assez peu de ce côté là (le rapport à la mort, aux animaux...). Je pense sincèrement que toutes les choses du registre du "surnaturel" ne peuvent pas être crues tant qu'elles ne sont pas vécues, je le comprends totalement. Pour annecdote j'ai un oncle qui était très cartésien, scientifique convaincu, qui trouvait toujours explication à tout, refusait en bloc la religion, les spirituel, et le surnaturel n'en parlont pas ! Puis il a eu un grave accident de voiture et a été trouvé mort par les secours. Il a été en mort clinique pendant très longtemps. Il a finalement pu être réanimé, et à son retour il était capable de nous raconter les moindres détails qui se sont passés lorsqu'il était mort : il était au dessus de son corps, a vu les secours arriver, il a entendu leurs mots, les a décrit dans le détail, il avait TOUT observé de l'extérieur et se souvenait de tout. Ce n'était pas un "rêve" puisque les témoins sur place ont totalement rejoint son propos. Et pourtant, il était "mort". Lorsqu'on l'a réanimé il s'est senti de nouveau hapé vers son corps, et voilà. Désormais lui qui était le stéréotype même du mec terre à terre et ne croyant en rien est devenu hyper spirituel, il est devenu croyant et d'expérience il sait qu'on est pas seulement une enveloppe, et qu'il y a surement autre chose après ^^ Comme quoi, chacun peut en fonction de son vécu comprendre ou non ces choses là ! Pour lui ça a été un bouleversement, il a passé des mois et des mois de convalescence à lire tous les bouquins du monde pouvant expliquer de façon rationnelle ce qu'il avait vécu, sans y parvenir^^

En effet comme tu le dis il faut y être récéptif, et tous n'enverront pas de signes. Sur le nombre de décès que j'ai vécu, je n'ai reçu qu'assez peu de signes flagrants (sans interpretation possible). J'avais lu une théorie quelque part expliquant que l'âme avait besoin d'une force et d'une ouverture assez importante pour faire des signes aux vivants, tout comme nous ne sommes pas tous capable de percevoir ou communiquer avec les morts. Que la barrière est difficile à franchir et que n'importe qui ne peut donc pas envoyer de signes comme bon lui semble, il faut qu'il ait suffisament d'énergie en lui, de force (sans lien avec la force physique qu'il avait sur terre, c'est une force de l'esprit) pour pouvoir nous atteindre.
Concernant la résilience, je pense que je suis en plein dedans et je te rejoins en tous points : pas besoin d'un grand voyage ou d'un truc hors du commun pour se sentir bien, un simple moment agréable suffit d'après moi à être heureux. L'important étant de réussir à "ouvrir" son esprit et être receptif à toutes les beautés du monde, les petits plaisirs auquel on ne porte plus d'attention :)

Concernant l'entourage, je te rejoins également : on ne peut malheureusement pas toujours compter sur eux. De mon côté, ma famille paternelle est géographiquement éloignée, je les apprécie beaucoup mais ne les vois jamais. Du côté maternel je n'ai que ma maman et ma grand mère qui sont encore en vie, pas d'oncles ou de tantes, ni de cousins, rien. J'ai très peu d'amis, en fait je n'ai qu'un seul vrai ami et il comprend très mal les situations de deuil ou autre, il est de ces personnes qui intériorisent et pensent qu'il vaut mieux ne jamais en parler, donc je ne peux pas échanger là dessus avec lui. Mon petit frère est pareil, c'est une vraie forteresse à émotions, je ne connais personne qui ait jusqu'alors réussi à percer à jour ses sentiments. Il reste donc ma maman et ma grand mère mais on ne parle que peu de ces choses là, lorsque ça arrive c'est moi qui suit plutôt en position de les rassurer que l'inverse.
Concernant les amis, j'ai appris qu'on ne pouvait pas s'y fier malheureusement au moment du départ de mon papa. Ses propres amis se sont détournés de lui pour la plupart lorsqu'il a été malade, et n'ont plus donné signe de vie par la suite... De mon côté les amis que j'avait à l'époque m'ont tourné le dos à ce moment là, je ne devais plus être assez "drôle" pour eux..! Certaines personne, beaucoup malheureusement, ne sont là que par intérêt et se détournent quand on a besoin d'eux... Triste mais vrai ! Depuis je ne me fais plus trop d'amis, je crois que j'ai perdu un peu confiance en les autres :/


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 19 Déc 2017, 21:44 
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Et ben, les filles, on peut dire que vous me tournebouler, avec vos témoignages !
Mon coeur se serre en vous lisant, et quelques soient vos points de vues et vos histoires de vie, j'ai de l'empathie pour vous.
Comme je te le disais, Léa, je te comprends tout à fait et je suis une éponge quand les ados et les jeunes adultes souffrent, étant moi-même maman de 2 enfants de 19 et 17 ans.
Lorsqu'elle était en seconde, ma fille a perdu une copine de sa classe, Chloé, qui s'est suicidée d'une façon affreuse, lors du 1er trimestre, toute la classe (un petit groupe de bac pro de 15 élèves) a été traumatisé pdt des mois et des liens très forts se sont tissés entre eux et les profs pour toute leur scolarité de lycée. Ma fille a été pour la première fois confrontée à une mort brutale, incompréhensible à ses yeux, et outre le chagrin, elle s'est posée mille questions, pourquoi j'ai faim, pourquoi je dors alors que quand je pense à Chloé, à sa famille, j'ai tant de peine...elle s'est interrogée par rapport à moi aussi, parce que je pleurais pour ses parents, comme si ma fille découvrait la place que j'avais dans sa vie... chaque perte nous apporte quelque chose, bien malheureusement. ..

Quant à la perte de son animal, je peux te dire que c'est un chagrin à part, aigu, pour ma part, cela fera un an en mars 2018 que ma lapine Poupougne est partie, et je la pleure encore, au sens propre comme au sens figuré... j'ai ressenti une peine immense, et son poil doux, ses beaux yeux marrons, ses magnifiques oreilles de bélier, me manquent encore. Je n'oublierai jamais ses derniers jours et minutes de vie. Comme toi avec Jun par rapport à ton papa (je te comprends tellement...), Poupougne était porteuse de mille symboles, une nouvelle vie, déménagement, divorce... elle était l'animal dont j"étais privée depuis si longtemps puisque le père de mes enfants n'en voulait pas alors que j'avais vécu toute ma vie avec des animaux, chats, chiens, et chevaux, lorsque j'étais avec mes parents. Poupougne, c'était retrouver les mille bonheurs que je connaissais et que seul un animal peut m'apporter, avec elle, on s'est recréé une nouvelle vie avec mes enfants, ils ont traversé l'adolescence avec elle, en lui parlant, la caressant, la taquinant, elle était là, tout simplement, c'était notre compagne, toujours si gentille et pétillante à la fois...
A présent, j'ai Plumette et Leny, ils m'apportent du bonheur, et je les aime avec autant de force qu'un humain... Mes trois lapins ont 3 caractères tellement différents que chacun a sa place dans mon coeur.
Pour mes animaux et mes enfants, je pourrais me transformer en furie pour les défendre et je suis capable de beaucoup pour les chérir et les soigner.
Ton témoignage concernant ton papa est très beau, et tu as su lui montrer ton amour durant ses dernières heures de vie, comme tu sais le faire avec Jun en t'en occupant admirablement....
:lap-sourire


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 19 Déc 2017, 21:54 
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Effectivement je n'ai jamais vu de "signes" d'un défunt... c'est sûr que comme je n'y crois pas, je ne vais pas les chercher non plus.
Après le décès brutal de ma meilleure amis, je pensais énormément à elle, sa famille; les souvenirs revenaient en boucle.
Le deuil a été (est toujours) long et difficile, on cherche des explications, on cogite...
Parfois il n'y a que le temps qui apaise un peu le chagrin; et oui je vous rejoins: apprendre à savourer la vie dans les petites choses, c'est un des secrets du bonheur. Cela se travaille et s'exerce ;)
Pour mes lapinous, je ne sais pas comment je réagirai; j'ai rarement eu des animaux aussi longtemps (Cachou a presque 6 ans). J'espère juste qu'ils ne souffriront pas trop; et que ça arrivera à un moment où j'ai le temps d'aller les enterrer; que le survivant n'en souffre pas trop non plus.

_________________
Cachou et Pablo, mère et fils.
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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 20 Déc 2017, 07:13 
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Inscription: 3 Mai 2017
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Ah ça, je confirme que la mort est difficile pour le lapin compagnon qui reste, je n'y aurais jamais cru avant de l'expérimenter avec Leny : pendant la maladie de Poupougne, il s'est transformé en un autre lapin, il vivait caché et se nourrissait moins, j'ai bien cru que j'allais le perdre aussi...


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 20 Déc 2017, 18:39 
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Valoue, l'histoire de ta fille me touche beaucoup, notamment car elle fait écho à quelque chose que j'ai vécu de quasi similaire au même âge : en classe de première, un jeune homme qui n'était pas dans ma classe mais avec lequel je m'entendais bien a été retrouvé égorgé dans sa cage d'escaliers. A l'heure actuelle on ne sait toujours pas ce qui se cache derrière cet horrible assassinat, c'était un loulou sans embrouille, vraiment adorable, je le connaissais en seconde puis il était parti en bac pro (coiffure) au début de la première et j'étais restée en contact avec lui via sa meilleure amie. Il n'a rien demandé à personne et visiblement il s'agirait d'un différent amoureux, une histoire toute bête comme il en existe des milliers surtout à cet âge... Son assassin présumé a fuit la France et on ne l'a pour l'instant toujours pas rattrapé...
Je me suis alors posé un tas de questions, tout comme elle. A l'époque j'étais une ado un peu paumée et "déprimée" comme beaucoup, je me souviens que le soir où j'ai appris son décès j'avais pensé quelques heures auparavant au suicide (pas sérieusement bien entendu, mais j'y avais pensé) et lorsque j'ai appris la nouvelle j'ai eu comme un terrible choc, je me suis dit "mais non, je ne peux pas mettre fin à mes jours. Lui il voulait vivre, la vie est si précieuse, désormais je vivrais "pour lui", car lui n'a pas eu cette chance". Je me suis posée un milliers de questions sur son départ et sur le sens même de la vie car c'était si violent et innatendu !!! Dans ces moments et surtout à cet âge, on remet tout en cause, on se questionne beaucoup et on s'identifie beaucoup. Ce gars là, ça aurait pu être moi. J'imaginais sa mère le retrouver, je me tournais le film en boucle... Ta fille a eu beaucoup de chance de tomber sur des personnes bien qui ont choisi de se lier les uns aux autres pour trouver la force, mine de rien c'est très rare ! Je pense que ça a pu l'aider, la tirer vers le haut.
Egalement voir que toi aussi tu avais du chagrin l'a très probablement touchée et aidée, comme je le disais à cet âge on est sensible à beaucoup de choses et les parents ont une place difficile, je pense qu'à l'époque j'aurais "aimé" voir mes parents sensibles à ce qui se déroulait dans ma vie et ressentir une peine similaire à la mienne. En tant que parent, je pense qu'il est très important de ne pas cacher ses sentiments à son enfant, sans nécessairement les étaler mais simplement pour lui montrer que la tristesse n'est pas une faiblesse, et que chacun la traverse à son niveau :)

Poupougne était en effet elle aussi un "lapin cadeau" en quelque sorte alors :) je suis assez soulagée de voir que quelqu'un d'autre a placé ce genre de symbole en son animal. Je me reconnais beaucoup lorsque tu dis à quel point tu peux te donner pour tes enfants et tes animaux, je n'ai pas d'enfants mais je suis vraiment pareille avec Jun et mon (grand) petit frère (il va prendre 18ans). Je peux devenir une vraie bête sauvage si on ose toucher un poil de ceux que j'aime ^^
Leny a du en effet se retrouver bien seul, mais sur le sujet je ne saurais me prononcer sans rentrer dans l'anthropomorphisme car je m'y connais assez mal sur les liens entre lapins domestiques.

Merci pour ton petit mot qui me réconforte au sujet de mon papa, en effet dans la famille nous sommes très pudiques, je n'ai pas souvenir d'avoir entendu mes parents me dire qu'ils m'aimaient par exemple. Quand j'ai eu mon bac, mon père m'a dit qu'il était fier de moi, pour moi ça a été comme une déclaration, j'étais tellement heureuse !! Je suis donc intimement persuadée que le fait de lui avoir dit ce qu'on ne s'était jamais dit l'a probablement aidé à partir plus en paix, comme une pudeur et une réserve qui s'est brisée à ce moment pour laisser place à de nouvelles choses :) ça n'a représenté qu'une 15aine de minutes ce jour là à ses côtés, mais ces 15 minutes ont véritablement changé le cours de ma vie car désormais je m'évertue jour après jour à lui montrer combien il pourrait être fier de moi, lui montrer que je change mais de la bonne façon, et que son départ même s'il laisse un trou béant dans ma vie m'a permis de m'ouvrir à d'autres choses, et notamment de m'autoriser à être heureuse :)


Lapinouanne : En effet, être heureux ça s'apprend et il est certain que ça ne vient pas du jour au lendemain, mais ça en vaut vraiment la peine^^ Nous avons tous un jour ou l'autre un coup de mou mais ce travail sur soi permet de s'ouvrir à tellement de choses, de profiter de la vie et surtout de la voir sous un angle tellement différent ! En tout cas, c'est un travail que je ne regretterai jamais d'avoir fait et de continuer à faire :)

Comme tu le dis, le temps apaise les choses, même s'il est parfois très long et que les blessures, à mon sens, ne guerrissent jamais complètement :/ Ce deuil que tu vis doit être très lourd à porter, pour moi mon meilleur ami est au même niveau que ma mère ou mon petit frère alors je ne peux qu'imaginer à quel point son départ brutal a du vous bouleverser... Le départ d'un proche est toujours une épreuve, mais dans des conditions innatendues c'en est encore plus compliqué.

Concernant tes loulous, as-tu déjà réfléchi à l'endoit auquel tu souhaites les laisser reposer ?


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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 20 Déc 2017, 20:41 
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Attention sujet pas délicat du tout, très pragmatique eet pas du tout philosophique, je suis désolée si j'en heurte certains.

Que faire du corps du lapin défunt, mon choix :

Pour ma part, j'ai mon petit cimetière "lapin", un petit sanctuaire pour eux. Rien que pour eux.
C'est dans un bosqué, au milieu de fragon (faux houx), en bordure d'un pré que je loue.
Ca fait ce que j'appèle ma petite crique, pour eux.
Je protège les "tombes" avec des morceaux de bois lourds que des chiens de chasse par ex n'y touchent pas.
je suis en location dans ma maisoon, donc ils n'ont pas été enterré dans mon terrain actuel, c'est tout bête, mais je ne souhaite pas que quelqu'un tombe sur leur cadavre en voulant planter un arbre. Je suis désolée d'aborder ceci, mais c'est si fréquent.
Après,et c'est totu aussi bas comme pensé, il m'est arrivé de choisir l'incénération car pas le courage de ramener le corps avec moi et aussi soucis matériel que j'ia par ex rencontré l'an passé quand il fesait -13° : impossible de faire un trou.
Je ne vais pas me receuillir à cet endroit, j'ai just eune pensée pour mes disparus quand je passe pas loin.
Bizarement j'ia récement enterré un chat pas à moi (le portrait craché de mon chat, retrouvé à 100m à vol d'oiseau de chez moi sur route de campagne sans issue, j'ai fais vérifié puc epar véto, c'était pas mon chat ni le cat de persone, j'ai assuré sa crémation), je l'ai enterré dans ce même bosqué, mais aillerus que là où c'est poru mes lapins.
Idem pour ma poule que j'ai enterré il y a quelques jours.


Dernière édition par Equifeel le 21 Déc 2017, 05:13, édité 1 fois.

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Re: L'attachement et le décès d'un lapin
MessageMessage posté...: 20 Déc 2017, 23:38 
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Je trouve que c'est un sujet très intéressant à aborder, et pas "tabou" !

Ca fait partie de mes grands questionnements : où le mettre ?

Ma maman est propriétaire et nous avons un petit bout de forêt qui ne nous appartient pas mais auquel nous sommes les seuls à avoir accès (il faut passer par notre terrain, nul autre accès), et c'est là que j'ai enterré mon second chat (le corps du premier a été emmené par un animal sauvage avant que nous n'ayons le temps) ainsi que le lapin d'une amie qui n'a pas de terrain.

Mais j'hésite à laisser Jun là bas car je me dit qu'un jour, cette maison ne nous appartiendra peut-être plus, et si le propriétaire légal de ce morceau de forêt (la SNCF) veut y faire quoi que ce soit, ils sont dans leurs droits du moment qu'ils y accèdent autrement que par notre terrain.

Donc à terme, peut-être que ce terrain sera exploité, bétonné, détruit ou que sais-je, et si un jour d'autres personnes habitent ici, je ne pourrais pas y retourner et je laisserai son corps chez des "inconnus".

D'autre part, je ne suis pas certaine de vouloir l'enterrer sur un lieu public ou accessible à n'importe qui. J'aurais le sentiment de l'abandonner en quelque sorte, qu'il ne soit pas "à la maison".

Quoi qu'il en soit je ne me pense pas capable de le faire incinérer.


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